La genése des sagas

La genése des sagas
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"Si toutes les grandes sagas du cinéma contemporain ont leur histoire, la saga comme genre à part entière en a une bien à elle.
Petit voyage dans le temps pour renouer avec Fantômas, Tarzan et les premiers justiciers en collants, tous destinés à faire tout un tas de petits."


Au chapitre:
"Mais qu'est- ce que c'est donc qu'une saga et d'où ça vient d'abord?", le GDCAC ( "Grand dictionnaire du Cinéma pour Assoiffés de Connaissances" ) - inventé pour l'occasion par vos serviteurs - est on ne peut plus explicite.
Le terme de "sérial", qui peut être littéralement traduit en français par "feuilleton" ( ou roman- feuilleton ), prend sa source dans les series littéraires du XIX ème siècle, quand les romanciers comme Arthur Conan Doyle déclinaient par exemple les enquêtes d'un certain Sherlock Holmes dans les pages du quotidiens.
Le principe est simple, très rentable et populaire, et ne tarde pas à passer des feuilles des périodiques aux ondes radiophoniques quand cell-ci commencent à émettre.
La méthode: prenez un héros, faites-lui vivre moult aventures trépidantes, secouez le tout, puis laissez mijoter votre audience à chaque fin d'épisode en affichant la mention " à suivre ".
La notion de " cliffhanger " - soit quand l'épisode s'achève lorsque le suspense est à son comble - fait ainsi sont apparition.
Au cinéma, la déclination des péripéties d'un même héros apparaît pour la toute première fois au travers du personnage de Nick Carter.
Publié jusqu'à en fascicules, Nick Carter est le premier aventurier à avoir droit à son serial cinéma ( une quinzaine d'épisodes ), sous la houlette du cinéaste Victorin Jasset en 1908.
Ce n'est pas un hasard si c'est par la porte du polar que le sérial fait son entrée.
Et pour cause: on y trouve tous les ingrédients propres à tenir le public en haleine et à l'inciter à revenir en deuxième semaine.

La loi des sérials:
En 1913, le prolifique cinéaste Louis Feuillade impose ce qui deviendra une des figures cultes du paysage cinématographique français: Fantômas.
Cet homme de mystère, masqué, adepte de la cambriole et traqué par des inspecteurs tenaces, rencontre un succés instantané auprès du public.
Entre 1913 et 1914, cinq films muets au format " moyen métrage " voient aisin le jour avec René Navarre dans le rôle- titre ( Fantômas, Juve contre Fantômas, La mort qui tue, Fantômas conte Fantômas et le Faux magistrat ).
Pourtant, c'est un autre nom qui va offrir au serial son passeport pour l'international.
Venu des Etats-Unis ( bien que réalisé par le français Louis Gasnier ), Les mystères de New York ( The exploits of Elaine , en VO ) entame en 1915 une longue suite de trente-six épisodes dans lesquels le détective Kennedy cherche à résoudre le meurtre du père d'une riche et belle héritière ( La fameuse Elaine ) à l'aide de toute une batterie d'inventions de son cru.
La belle époque voit ainsi les idées de serials se développer de façon exponentielle.
Diffusée en France par Charles Pathé, la série des Elaine fait un carton ... et Louis Feuillade, lui, un peu la moue.
Allié à Gaumont, Feuillade contre-attaque aussi sec avec Les Vampires.
En dépit de sénario flottans et de l'irégularité des sorties en salle des différents volets, le public est immédiatement fasciné par la trame fantastique, les super criminels et une figure de leader démoniaque.

"Tarzan chez les singes, en janvier 1918, entre au panthéon des premiers longs métrages à cumuler plus d'un million de dollars de recettes"

Dans la famille de la Jungle, je voudrais ...
Tandis que les foules se prennent de passion pour le serial et qu'une mini-guerre fait rage entre Pathé et Gaumont à l'échelle française, un romancier natif de Chicago visiblement porté sur les grands gaillards vêtus d'un triangle en peau de léopard, planche déjà sur l'adaptation ciné de son homme de la brousse.
Son Tarzan ayant triomphé dans les pages de " All Story Magazine " et du " New York Evening World ", Edgar Rice Burroughs fait le tour des grands studios pour présenter son héros ami des primates et pro des figures acrobatiques sur lianes.
Mais la promesse d'un tournage en extérieurs s'annonce laborieuse, nécessitant tout un tas d'animaux exotiques, et n'est pas pour séduire les firmes hollywoodiennes qui passent la main les unes après les autres.
Qu'à cela ne tienne, Burroughs monte son porpre studio, The National Film Corporation of America, avec l'aide d'un certain Bill Parsons.
Grâce à son physique d'éthlète ( 1,80 m et 91 kilos sur la balance ), Elmo Lincoln décroche le droitde porter en premier le cache-sexe du roi de la jungle.
Dès la sortie de Tarzan chez les singes, en janvier 1918, l'audience s'enflamme.
Le film de Scott Sidney entre au panthéon des remiers longs métrages à cumuler plus d'un million de dollars de recette ( lors de sa sortie originale ).
Et ce n'est que le début ... d'une longue série ( bien sûr ).
Et si Elmo Lincoln est le premier acteur à incarner Tarzan, c'est évidemment sous les traits du champion de natation Johnny Weissmuller que l'homme- singe trouvera sa plus belle notoriété à partir des années 1930, et pendant plusieurs décennies.

"René Cresté, alias Judex, l'un des premiers supers héros sans pouvoirs (à la Batman, quoi! )"

Monde et cie
Reste le polar et les cabrioles en milieu sauvage ne sont pas les seuls terrains de jeu dans lesquels le serial prend ses aises.
Les sujets se démultiplient, en réponse à l'intérêt toujours galopant du public.
En Chine, on testera même plus atrd la résistance moyenne du spectateur.
Ainsi, avec son Feu au temple di Lotus rouge ( 1928 ), ou l'histoire d'une opération de sauvetage dans un monastère, le cinéaste Zhang Schichuan cumulera les records.
Ses vingt-sept heures de bobines font de son film d'arts martiaux un des plus longs films jamais produits.
Il sera fort heureusement divisé en dix-huit sections et diffusé à guichets fermés pendant vingt-trois jours d'affilée.
Du jamais vu.
Du côté de l'Allemagne on s'interesse visiblement aux dérapages de la science.
Avec son serial fantastique en six épisodes, Otto Rippert contribue à assoire l'image du monstre de laboratoire dès 1916.
Dans Homunculus, ledit monstre du laboratoire passe la bague au doigt de la fille de son inventeur, histoire de se venger.
Une histoire qui n'est pas sans rapeler celle de la créature de Frankenstein.
De l'autre côté de l'Atlantique, les Américians enfantent aisin une nouvelle sage horrifique, et dès 1931.
Boris Karloff fait flipper la planète entière dans la peau de l'armoire ç glace au crâne boulonné, créé par un médecin peu recommandable.
Il s'agit alors de la première adaptation sonore du roman de Mary Shelley.

"Au cinéma, la déclinaison des péripéties d'un même héros apparaît pour la toute première fois au travers du personnage de Nick Carter"

Super héros mais pas trop
Mais qu'en est-il de nos héros aux pouvoirs détonants?
Et bien c'est une nouvelle fois Louis Feuillade qui va faire date en matière.
Avec son Judex, un nouveau serial en treize épisodes diffusé à partir de 1916, il préfigure le justicier costumé.
Dans son quartier général chargé en articles high-tech, le fameux Judex ( campé par René Creté ) - bien que dénué de tout pouvoir surnaturel - préfigure ce que sera bien plus atrd la bactave et son homme- chauve souris féru de gadgets tecnhologiques.
De même, son costume recherché et sa cape coordonnée appellent aux panoplies en devenir des autres super- héros.
Ainsi, en 1936, Flash Gordon conserve la cape pour l'allier à une combinaison proche de celle d'un Robin des Bois en partance pour les croisades.
Un accoutrement que Larry Crabbe conservera tout au long des treize épisodes de ce serial fantastique parti s'épanche sur le devenir d'une lointaine planète.Reste que Flash Gordon, aussi justicier et athlétique soit-il, reste en rade de super pouvoirs.
Quand soudain, en 1941, un éclair rouge fend le ciel.
"Est- ce un oiseau?" Non.
"Est- ce un avion?" Du tout.
"Est- ce Superman?" Euh ... non plus, on n'est qu'en 1941, là.
Lui, c'est Captain Marvel, un jeune homme changé en vrai super- gugusse, capable de fendre les nuages pour partir secourir le monde en danger.
La porte est désormais grande ouverte aux super- héros de tous poils, et les Superman, X- Men et autres Spider- Man n'ont dès lors pas fini de s'y engouffrer ...

Par Chrsitophe CHADEFAUD

# Posté le lundi 19 décembre 2005 14:46

Modifié le vendredi 27 janvier 2006 12:45

Le Seigneur Des Anneaux : Le making- ouf

Le Seigneur Des Anneaux : Le making- ouf
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S'il est bien une chose qui différencie Le Seigneur Des Anneaux des autres sagas que le cinéma a portées, c'est l'élaboration simultanée de ses trois volets.
Nouvelle immersion en Terre du Mileu pour un nouveau regard sur l'histoire de la fondation d'une fresque trois en un changée en mythe étincelant grâce à l'investissement sans réserve de ses membres.


CHAPITRE1 :
RETOUR AUX SOURCES
Au commencement de tout voyage extraordinaire, on retrouve toujours un homme avec uné idée un peu farfelue derrière la tête.

L'homme en question, c'est Peter Jackson, un Néo- Zélandais pas bien haut, recouvert de poils tout partout, de grosse lunettes rondes vissées sur le nez et des airs de bûcheron en plein régime " beurre de cacahuète ".

Son projet : prendre un roman aussi culte que la Bible et le changer en film, ou plutôt en trois films.

Avant lui, d'autres se sont cassé les dents sur cette impossible adaptation ( Lawrence Kasdan, John Madden ...).
Le triptyque de J.R.R TOLKIEN est d'une richesse quasi encyclopédique et ses admirateurs se chiffrent en millions.

Autant dire que l'objet de convoitise de Peter Jackson tolère une marge d'erreur proche de zéro.
Mais qu'importe.
Après s'être fait couper l'herve sous le pied par Universal, qui retire ses billes de son remake de King Kong, Peter Jackson trouve dans la saga littéraire de TOLKIEN un projet à sa mesure.

"Tout a commencé par une conversation anodine entre amis. Pourquoi ne pas créer quelque chose de la dimension du Seigneur Des Anneaux? C'est vrai ça ... Pourquoi pas Le Seigneur Des Anneaux, d'ailleur?"
Ni une, ni deux, le réalisateur remonte la piste des détendeurs des droits d'adaptation pour se retrouver dans les bureaux de Miramax.

Verdict du studio : ce sera 75 millions de dollars pour un seul et même films qui rassemblera les trois romans.
Jackson fait la moue.
Il ne tient pas à donner dans le "digets".
Les droits changent de main pour passer chez New Line Cinéma.
Là, Peter Jackson va enfin trouver à qui parler.

La compagnie lui octroie la latitude nécessaire pour tourner trois films et un budget de 280 millions de dollars.
Bingo.

Cette fois, Le Seigneur Des Anneaux est en marche !!!


CHAPITRE 2 :
FRODON, ARAGORN ET COMPAGNIE

Le hic dans l'obsession de Peter Jackson à vouloir toujours ses trois films simultanément, c'était qu'il lui fallait mettre la mein sur des comédiens qui accepteraient de rester pendant quinze mois à des milliers de kilomètres de leurs proches.
L'engagement devait être total !

Nul besoins, pourtant, d'avoir fait du pavé de Tolkien son livre de chevet.
Car autour du Seigneur Des Anneaux, on trouve de tout : des incollables comme des néophytes.

Côté fans de la première heure, Orlando BLOOM devient Legolas, un prince elfe qui dégaine les flèches plus vite que son ombre; Elijah WOOD est si convaicant en Hobbit qu'il chipe le rôle central de Frodon Saquet, déjà attribué au Berlinois Dominic Monaghan ( qui sera finalement Merry, autre Hobbit phare de l'aventure ); Christopher Lee ( le redoutable sorcier Saroumane ) trépigne de son côté depuis des années pour qu'un projet digne de ce nom se monte enfin, en grand admirateur de la sage de Tolkien depuis sa parution dans les années 1950.

Pas facile cependant d'aborder sans craintes des rôles d'une telle ampleur.
"J'étais nerveux à l'idée d'incarner un personnage aussi aimé et respecté par autant de personne, depuis lontemps", se souvient Elijah WOOD.
Peut- être valait-il mieux alors ne pas trop en savoir, à l'image d'un Ian McKellen ( Gandalf ) vierge de toute appréhension faute de n'avoir jamais ouvert un de ces romans cultes.

Contacté en catastrophe à la suite d'une malheureuse erreur de casting - Stuart Townsend, finalement remercié par un Peter Jackson qui se rend compte à quelques jours du début du tournage que l'acteur est trop jeune pour endosser le lourd destin d'Aragorn -, Viggo Mortensen n'avait aucune idée non plus des dimensions épiques de ce qui se tramait en Nouvelle- Zélande.

"J'étais vraiment inquiet de mon manque total de préparation. Le trounage avait commencé depuis déjà deux semaine lorsque je suis arrivé. Les autres comédiens, eux, avaient passé plusieur mois à se chauffer et à se documenter sur leur personnage".
Après une intense réflexion de sept secondes, Mortensen emprunte l'intégrale TOLKIEN à son films, fait ses valises, saute dens le premier vol pour le pays des kiwis et rejoint ceuw qui allaient devenir ses nouveaux camarades de jeu pour les quinze mois à venir.

"Veuillez attachez vos ceinture, la production vous informe que toutes les issues de secours sont désormais verrouillées.
Nous vous souhaitons un agréable tournage pour l'année à venir!"
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# Posté le mardi 20 décembre 2005 04:49

Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:01

Le Seigneur Des Anneaux : Le making- ouf

Le Seigneur Des Anneaux : Le making- ouf
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CHAPITRE 3 :
OU EST MON FILOFAX !?

Les voilà doncs réunis.
Ils sont tous là.
Ils ont signé.
Et ils ne vont pas chômer.
Ben oui, on a beau être au bout du monde, loin des pressions hollywoodiennes et tutti quanti, ce n'est pas pour autant qu'on échappe à un planning bien rodé.
Lever à six heures du matin.
Début de tournage à sept.
" Pendant que je tournais une séquence avec les comédiens, une autre équipe se chargeait des décors en extérieurs, et une dernière était dédiée aux effets spéciaux."
Bref Peter Jackson est partout en même temps, ça s'affaire dans tous les sens, ça met des scènes en boîte, sa crie " coupez ! " ( souvent ) voire " elle est bonne " ( quand ça fait vraiment plaisir ) à un rythma défiant l'entendement.
Le secret de beauté de Peter Jackson pour tenir dix à douze heures quotidiennes de tournage, cinq voir six jours par semaine?
Facile : ne plus fermer les mirettes pendant sept ans et se décaper régulièrement la rétine au produit d'entretien usuel.
" Cette trilogie, c'est énormément de fatigue, mais une fatigue à laquelle on finit par s'habituer comme si c'était un nouveau mode de vie.
L'enthousiasme, la passion de ce que l'on est pour continuer à avancer" dixit, à l'époque, Peter Jackson, réalisateur sur les rotules.
Heures sup', visionage des rushes jusqu'à des 21h30 indécentes, il faut dire qu'il chercher des chutes de tension, aussi ...

CHAPITRE 4 :
UNE COMMUNAUTE SOUDEE

Au-delà de l'engouement pour cette entreprise colossale qu'est Le Seigneur Des Anneaux, cette passion dont parle Peter Jackson est aussi celle partagée par l'ensemble d'un casting soudé.
" Hormis Liv Tyler et Cate Blanchett, pendant près d'un an et demi, on est un peu restés entre hommes", se souveint Dominic Monaghan.
" Ca avait un côté très camp de boy- scouts, quand on y pense ".
Chacun va ainsi avoir tout le loisir de s'immerger totalement dans son rôle.
Au- delà du raisonnable parfois même, lorsque Viggo Mortensen, après quelques jours de camping en forêt en solo habillé de son costume d'Aragorn ( pour mieux ressentir ce qui unit son personnage à la nature, qu'il dit le monsieur ), en oubliera définitivement de ranger son épée pour se rendre au restaurant ou conduire sa voiture.
" J'avais totalement oublié que je l'avais laissée sur le siège arrière.
Et lorsque je me suis fait contrôler par la police, il a fallu que j'explique à quoi pouvait me servir une épée au volant. "
Si les dimensions du Seigneur Des Anneaux dépassenet l'entendement, ce tournage marathon va se conjuguer avec une autre aventure, plus humaine celle-ci.
Sean Astin devient ainsi instinctivement l'ange gardien d' Elijah WOOD, veillant sur lui comme Sam le fait pour son compagnon Frodon.
Dominic Monaghan et Billy Boyd sont designés clowns officiels de la production, et ne se lâchent plus d'une semelle.
Des leins très forts se tissent entre les membres d'une équipe dont le perfectionnisme se mue en une seconde nature.
" Pendant tout le tournage, nous avons vécu en Nouvelle- Zélande. J'y suis resté seize mois. J'y avais ma maison, ma voiture. "
Elijah WOOD enchaîne : " Ca n'avait rien à voir avec un tournage ordinaire où on vous installe dans une chambre d'hôtel impersonnelle pendant quelque mois.
Je sais que j'y ai désormais une part de mes racines."

CHAPITRE 5
LA TERRE PROMISE
Si Peter Jackson s'est tourné vers son pays natal, c'est afin de limiter au maximum les coûts de fabrication; mais pas seulement.
" Lorsque je me suis mis au travail, je n'avais qu'une idée en tête : conduire les spectateurs dans le monde de la Terre Du Mileu, de la manière la plus réaliste et la plus puissante qui soit."
Et il ne pouvait tomber mieux.
Lacs naturels, flancs de montagnes ennaigées, prairies verdoyantes à perte de vue, forêts enchantersses ... l'incroyable diversité de paysages de la Nouvelle- Zélande va se révéler être le cadre naturel le plus adéquat de la planète à l'établissement de sa fresque.
Cent sites sont ainsi sélectinnés pour les prises de vues.
Mais on ne foule pas le paradis terreste impunément.
Très tatillon quant à l'équilibre écologique du pays, le Département de Conservation de la Nouvelle- Zélande va veiller au bon déroulement de l'entreprise.
C'est qu'avec 140 comédiens, 26 000 figurants ( au plus fort du tournage ) et des techniciens par troupeaux, la terre d'accueil de Peter Jackson avait de quoi redouter que les quinze mois de trounage à venir laissent derrière eux quelques sales balafres.
Heureusement, il n'en sera rien.
Un avocat sera s'ailleurs spécialement dépêché pour obtenir toutes les autorisations nécessaires.
A chaque nouveau déplacement des équipes de tournage, la production prend soin de faire le ménage dans les TRES grandes largeurs.
Le mot est clair : " On ne devait laisser derrière nous que des empreintes de pas ", insiste Peter Jackson.
Au final, même les traces de pas seront effacées.
Un profond respect de la terre qui va aller jusqu'à par exemple, positionner une moquette à flanc de montagne afin d'éviter de piétiner la mousse posée sur un rocher.
L'écosystème est sauf, et les maoris, le peuple indigène de Nouvelle- Zélande, pourront entamer leur rituel de bénédiction ... et sur l'ensemble du staff par la même occasion.

CHAPITRE 6 :
DE HOBBITEBOURG A MINAS TIRITH

Les deux années consacrées à la pré- production n'auront donc pas été de trop pour dénicher les sites d'exeption où un équipe de maniaques du détail va établir 350 décors à partir des illustrations minutieuses de John Howe et Alan Lee, dessinateurs de l'ouvre de TOLKIEN passés maîtres avec mention.
" Leur contribution a été fondamentale. Il ont donné à la Terre du Milieu son style époque industrielle, et montré une profonde connaissance de la tradition de TOLKIEN", confirme le chef déco Grant Major.
Alui maintenant d'établir Hobbitebourg sur les plaines de Matamata, en asséchant un marécage pour y faire pousser un lac, planter un chêne centenaire et déplacer quelques 5 000m cubes de terre pour en extraire les légumes et végétaux cultivés par les Hobbits.
Un labeur d'une année afin de laisser le temps à la nature de reprendre ses droits.
" Rien n'était faux ou en plastique. Tout était là, bien réel. Nous marchions véritablement dans les pages des romans de TOLKIEN " , s'extasie encore Ian McKellen.
C'est près de la ville de Wellington que ces équipe d'artisans chevronnés vont découvrir un site deux en un.
Dans les carrières de Dry Creek, ils érigent le fort du Rohan en sept mois.
Quatre mois de tournage de nuit à lancer les troupes de Saroumane contre les armées des peuples libres de la Terre Du Mileu plus tard, et le Gouffre de Helm est rayé de la carte pour laisser place à une cité grandiose : Minas Tirith, place forte du Retour du Roi dont la majesté est à couper le souffle.
Merci à la cité à taille réelle, mais aussi à une miniature réalisée à l'échelle 1/72 ème capable de figurer la ville de 200 mères de hauteur, avec plus de 1000 maisons différentes bordant ses rues.
Un travails de maniaque, q'uon vous disait ...

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# Posté le mardi 20 décembre 2005 06:35

Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:01

TOLKIEN

TOLKIEN
Les premières années de John Ronald Reuel Tolkien sont des années difficiles.
Il naît le 3 janvier 1892 à Bloemfontein dans l'état Libre d'Orange de l'Afrique du Sud.
Son père, directeur d'une banque, meurt quatre ans plus tard, le 15 février 1896. John quitte alors son pays natal pour l'Angleterre.
Il passe son enfance dans le village de Sarehole, près de Birmingham.
A la mort de sa mère, Tolkien est recueilli par un vieux prêtre.
L'homme développe chez l'enfant le goût de la poésie anglo-saxonne.

A son retour de France, où il sert dans le Lancashire Fusilier pendant la Première Guerre mondiale, Tolkien reprend ses études.
Il est diplômé de la célèbre université d'Oxford en 1919, travaille à l'élaboration du dictionnaire d'Oxford, devient maître assistant à l'université de Leeds, obtient une chaire de langue anglo-saxonne à Oxford en 1925 puis, en 1945, une chaire de langue et littérature anglaise qu'il occupera jusqu'en 1959.


Philologue réputé, c'est le 21 septembre 1936 - il a quarante-quatre ans - que Tolkien écrit son premier roman : "Bilbo the Hobbit".
Le récit, un classique de la littérature enfantine, emprunte aux sagas scandinaves, à la mythologie germanique et aux romans de la Table ronde.
Mais "Bilbo le Hobbit" n'est pas la seule oeuvre de J.R.R. Tolkien dont l'action se passe dans La Terre du Milieu.
Il serait impossible de ne pas citer "Le Seigneur des Anneaux" (1954-1955), "Les Aventures de Tom Bombadil", ou ses "Contes et Légendes Inachevés".
Dans "Le Silmarillion", recueil des légendes et mythologies de la Terre du Milieu, il nous conte l'amour douloureux de Luthien.
Douloureux parce que Luthien, princesse elfique, a une espérance de vie de près d'un millénaire, alors que Beren ne dispose que de sa courte existence humaine.
Le temps a aussi peu de prise sur les livres que sur les Elfes, et Tolkien portait probablement aux siens autant d'amour que Beren en avait pour Luthien.

Sous la plume de Tolkien resurgit un univers enfoui peuplé de magiciens, d'elfes, de nains, de balrogs... qui trouvera son apogée une vingtaine d'années plus tard, avec la publication du "Seigneur des Anneaux", aussitôt considéré comme I'œuvre féerique la plus exceptionnelle de ce vingtième siècle.
Pas moins de 14 années furent nécessaire à l'élaboration de cette œuvre mythique et incontournable.

Depuis sa plus tendre enfance Tolkien était fasciné par les langues.
Il connaissait très bien le latin, mais aussi le grec, et même le gallois.
Mais sa langue favorite était le finnois, la langue du pays de Finlande.
Tolkien était très attiré par les légendes du Nord, les sagas islandaises et les Eddas.
Cette passion était aussi rivée sur les langues imaginaires, et plus particulièrement le langage Elfique : le haut-Elfique ou Quenya.
Il composa son premier ouvrage linguistique sur cette langue en 1917, la Quenyaqetsa ; une description phonologique, historique et un dictionnaire de cette langue classé par racine.

Un jour de 1973, il a dû quitter ce monde merveilleux pour rejoindre les Hâvres-Gris des Elfes, nous laissant le soin de les aimer à sa place.

# Posté le dimanche 01 janvier 2006 06:25

Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:02

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Lequel de ces trois magnifiques volets du Seigneur Des Anneaux avez vous préférez ???

- La communauté de l'anneau ???

- Les deux tours ???

- Le retour du roi ???

Exprimez votre choix !!!

Mon avis:

Chacun des 3 volets est magnifiques, bien interprété, bien filmé ....
Mais c'est vrai, que je pencherais plus pour le 3eme alias "Le retour du Roi", et se n'est pas pour rien qu'ils ont gagné 11 oscars avec ce volet !!! ! !!

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# Posté le dimanche 01 janvier 2006 07:10

Modifié le lundi 02 juillet 2007 17:01